Formation

Un processus formatif de haute qualité

Des praticiens de l'hypnose dans le cadre thérapeutique

La problématique du déficit de connaissance

Pour les hypnothérapeutes, le traitement des traumatismes qu’ils soient simples ou qu’ils soient complexes représente une activité substantielle, et parfois même dominante. Pourtant, les thérapeutes qui œuvrent par l’hypnose à les résorber, sont peu informés, très peu formés et non qualifiés. Il est question ici que d’un simple constat et non d’un jugement de valeur. Pour appuyer ce propos, ces professionnels sont souvent spécialisés dans le sevrage tabagique, dans le traitement des addictions, dans la gestion du poids et des troubles alimentaires. Rares sont ceux qui affichent une spécialisation traumatologique, souvent réservée aux psychologues et thérapeutes conventionnels.

Les formations d’hypnothérapeutes, restent à ce jour, trop succinctes, floues et parfois opaques, reposant sur la pratique hypnotique dont l’application consiste à poser un protocole hypnotique sur des maux. La posture de « thérapeute » n’est guère accessible se limitant à une inclure des outils de PNL ou systémique, le plus souvent mal maitrisés par les praticiens. Il en résulte une vision fermée, simplifiée, et limitée des situations de traumatisme. Les formations proposent d’apprendre à faire, alors que le CNH s’engage dans une toute autre voie, celle d’apprendre à faire faire. Les situations auxquelles les praticiens devront faire face, sont multiples et singulières et exigent de ce fait une adaptation et une personnalisation constante de leur approche.

Plus grave, de nombreux ouvrages abordant l’hypnose thérapeutique invitent à une posture basse dans l’exercice de cette discipline. Le simple rappel de se mettre à la hauteur du client/patient, laisse entendre que cette posture n’est pas naturelle car contrariée par le biais d’efficacité supposée de l’hypnose. L’humilité n’est pas donc au rendez-vous dans les centres de formation et dans la transmission de cette discipline. Pire, en partant de ce postulat que l’hypnose est forcément efficace tout en étant dans l’impossibilité de la mesurer, les instituts de formation biaisent la démarche même d’une thérapie. Le CNH ne postule pas sur le principe de résultats mais sur le principe de moyens, par la connaissance et donc par la formation. C’est une démarche éthique dont les valeurs sont portées par le CNH et par prolongement avec ses praticiens.

De plus, la pratique de l’hypnothérapie ne se concentre pas exclusivement sur la personne du client ou sur la personne du thérapeute ou le premier doit arriver à dépasser ses problématiques et le second arriver à régler la problématique du client. Ces enjeux sont pour le CNH, l’antithèse d’un travail thérapeutique, qui doit au contraire évaluer non pas sur le principe d’efficacité mais sur le principe d’efficience. L’évaluation doit s’effectuer aussi bien sur celle du praticien dans sa relation, sa formation, sa connaissance, ses applications que sur celle du client dans ses ressentis et ses représentations.

Les grands principes pédagogiques de formation

Les formations d’Hypnopraticiens, d’Hypnothérapeutes et d’Hypnotraumalogues s’appuient sur un principe d’alternance entre les connaissances théoriques (à distance via notre plateforme) et les stages pratiques (sur site).

Les cours théoriques sont conçus non pas pour transmettre simplement de la connaissance afin de l’appliquer, mais visent à problématiser la connaissance pour qu’elle soit d’abord appropriable pour ensuite être applicable. La production de connaissance opérée dans le cadre des formations, et donc leur appropriation sur les phénomènes individuels et sociaux vont permettre notamment d’analyser les besoins des clients/patients, de comprendre les systèmes d’acteurs, de tenir compte des systèmes sociaux impliqués dans les situations que vivent les personnes, notamment celles relevant de traumatismes.  Cette problématisation de la théorie est le socle indispensable pour adopter une posture de thérapeute, c’est-à-dire une capacité réflexive. La réflexivité est le fil conducteur de la formation qui pourrait s’entendre par l’adage commun : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » (attribué à Confucius) que nous modifierons par «  ne me donne pas de poisson, apprend moi à pêcher », car c’est seulement si le futur professionnel par le « je » en fait la demande que l’apprentissage peut-être fécond.

L’apprentissage dans un double mouvement, celui de la théorie dont il faut préciser qu’elle est soumise à des examens par le CNH pour vérifier les connaissances, est complété par des stages qui visent à l’application de la théorie qui font la nature de l’accompagnement.

Les stages sont donc l’occasion de se faire à l’intervention thérapeutique par l’hypnose, qui repose non pas sur l’hypnose, mais sur la relation entre l’hypnotraumatologue ou le thérapeute et son client. C’est une exigence du CNH que de former des professionnels aptes à conduire des séances personnalisées propres à la singularité de la personne. Il n’est donc pas question d’appliquer le même protocole hypnotique pour la même situation. En effet, les incidents traumatiques concernent tout être humain dont aucun n’est préservé, parce que la vie en est le combustible. Dans certains cas, une simple étincelle entendue ici comme la cause du traumatisme peut produire un embrasement autrement dit des situations de souffrance. Les traumatismes ne sont pas propres à chaque individu, ils sont mêmes similaires pour ne prendre qu’en exemple, la mort d’un proche, une agression, une rupture sentimentale…etc. Néanmoins, ce généralisme s’arrête là ou la singularité de la personne commence, là ou son périmètre d’invulnérabilité éprouve ses limites. C’est l’acceptation que l’égalité n’a pas cours face aux traumatismes de la vie, répondant plutôt à un principe de force, ce que l’hypnotraumatologie nomme la vitalité.

Aussi, le CNH ne préconise pas de position basse, mais va plus loin dans le co-accompagnement, dans la co-construction de l’intervention hypnotique pour et avec le client. L’hypnotraumatologie comme l’hypnothérapie est une scène relationnelle qui engage l’intervenant et l’usager dans un jeu d’interaction dont l’issue est imprévisible et partiellement évaluable. La posture relationnelle/thérapeutique s’établit sur la base d’une relation symétrique dont le praticien est le pilote et l’usager le co-pilote. Les deux protagonistes sont des sachants qui permettent de gérer à la fois la dissymétrie des places et la parité relationnelle.

Aussi, une place importante est faite dans la formation du CNH pour acquérir une posture thérapeutique selon les principes de l’hypnotraumatologie, qui appelle à l’humilité et la complexité, les deux grands principes formatifs soutenus par le CNH.

Le contenu théorique et pratique des formations

Les chapitres abordés par conventionnaires du CNH sont accessibles sur le site sans leur contenu. Quelques cours seulement sont visibles par l’affichage « disponible » sur fond vert. Sur le plan théorique, différentes disciplines, champs de connaissances, et méthodes sont traitées pour exemples :

  • La posture thérapeutique
  • Les processus thérapeutiques
  • Le processus relationnel
  • La notion de résilience
  • La phénoménologie
  • L’intentionnalité
  • La communication
  • L’histoire de l’hypnose
  • L’hypnose Ericksonienne
  • Les applications hypnotiques
  • L’auto-hypnose
  • La notion d’appartenance
  • La classification des traumatismes
  • Le traumatisme chez l’enfant
  • Le traumatisme chez l’adulte
  • La dépendance, les addictions
  • L’approche systémique
  • Les techniques thérapeutiques
  • Les outils PNL, transactionnels
  • L’analyse qualitative
  • La démarche recherche
  • La pensée complexe
  • Les neurosciences
  • La symptômatisation
  • La somatisation
  • Victimologie
  • Les maltraitances, les négligences et carences
  • Les émotions
  • L’acteur et le système…etc.

Philosophie, psychologie, psychologie sociale, science de l’éducation, psychanalyse, sociologie, neurosciences,  mais aussi les apports du travail social, médico-social et sanitaire, sont tous approfondis selon le cadre hypnotraumatologique ou hypnothérapeutique. Ces apports sont complétés par les concepts et notions propres à l’hypnothérapie et l’hypnotraumatologie développés par le CNH pour ne reprendre que :

  • Le processus d’intention, de vitalisation
  • Les effets hypnotraumatogènes et hypnotraumatolitiques
  • La notion de système hypnotraumatologique (endo,exo et éco)
  • L’hypnosynthèse…etc.
Le CNH considère que la santé mentale est une affaire sérieuse et par conséquent le traitement des situations de mal-être et de traumatisme, nécessite un savoir pointu sur les mécanismes liés à la souffrance psychique.
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